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psychothérapie
 ~ Art-Thérapie 

Analyse des pratiques professionnelles SUPERVISEUR D'EQUIPES


  

espérance

  

Travail d'écriture proposé auprès d'un parent d'enfant malade psychique après un rêve éveillé dirigé : sous la forme d'un conte, faites dérouler l'histoire en reprenant les symboles de votre rêve.

J’ai suivi un chemin de montagne, cela fait longtemps que je marche, le cœur lourd, accablée de chagrin. Le soleil sera bientôt couché, je commence d’être fatiguée. Au loin j’aperçois un petit torrent. Mes pas me portent jusque là, et je m’assois sur une pierre plate regardant cette eau vive, pure et transparente. Mon regard est attiré par quelque chose de brillant, je plonge la main et je sors une clef, une grosse clef assez lourde. Je la considère distraitement, laissant à nouveau couler mes larmes.
- Femme, pourquoi pleures-tu ?

Je sursaute, je ne l’ai pas vu venir : c’est un berger, je vois d’abord ses grosses chaussures, son bâton, sa cape et levant les yeux, la brebis sur ses épaules, son regard très doux, son grand chapeau. Sa voix est grave, il inspire la confiance.
- Mais je la reconnais cette clef, c’est celle de ma bergerie, je l’ai perdue en courant à la recherche de cette petite brebis qui s’était égarée. J’ai laissé les autres brebis à l’abri, elles m’attendent, tu me rends bien service.
Je lui donne la clef, heureuse de contenter.
- Le soleil se cache, dans dix minutes il fera grand nuit, tu ne peux pas rester là, tu parais épuisée, viens avec moi tu me raconteras pourquoi tu pleures.

Je le suis péniblement jusqu’à sa demeure et là au coin du feu je lui raconte : ma fille là-bas dans la grande maison blanche, presque toujours couchée, ses traits et son corps déformés par les drogues qu’on est obligé de lui donner pour que cesse son calvaire, c'est-à- dire ces voix qui la torturent, qu’elle entend jour et nuit. Et ses crises, son corps secoué alors qu’elle est inconsciente comme morte. Où est-elle mon enfant d’avant, mon enfant chérie ?

Le berger réféchit.
- Pour moi c’est un coup de la sorcière Schizophrénia, cela lui ressemble tout à fait, ta fille d’avant est retenue dans son château, bien loin derrière cette montagne.
- Mais pourquoi ?
- Je ne peux pas tout te révéler pour l’instant, un jour tu comprendras, quand tous tes jours seront écoulés, quand tu seras arrivée de l’autre côté des eaux bleues. Mais sache que dans ce monde, beaucoup de mal se commet et comme nous
sommes tous reliés les uns aux autres souvent l’innocent subit les conséquences de ce mal. Fais-moi confiance, un jour tu trouveras ta fille comme avant, aime-la celle que tu ne reconnais plus, aime-la encore plus qu’avant. Tu peux beaucoup
pour elle par ton amour.
- Je veux bien te faire confiance, mais je t’en prie, je veux la revoir une dernière fois, conduis-moi vers elle, toi qui sais où elle demeure.
- Ce sera une dure épreuve pour toi et il ne faudra pas la rejoindre, vous seriez perdues toutes les deux éternellement. Le veux-tu toujours ?
- Oui je le veux, je t’en prie.
- La route va être longue et difficile, nous partirons à l’aube; tiens, il faut que tu prennes des forces : prends ce pain et ce vin.

Le lendemain, j’ai suivi le berger. Je n’ai jamais connu de chemin aussi difficile, des jours et des jours à marcher dans la rocaille, à monter et monter des sommets puis à redescendre et à remonter encore et encore jusqu’au château de la sorcière. Le berger m’a soutenue, il m’a abrité sous sa grande cape, il m’a encouragée à continuer malgré mon épuisement, il a fini par me porter dans ses bras jusqu’en haut. Nous voici de vant la porte. Le berger frappe avec son bâton :
- Schizophrénia, ouvrez, nous voulons voir la jeune fille que vous retenez.
- Mais oui, venez, entrez, venez la rejoindre. Vote fille voulait obtenir de grands pouvoirs de toute puissance. Elle va être comblée. Venez vous aussi, vous aurez les mêmes pouvoirs, venez.

Mais une fenêtre s’ouvre et je vois apparaître ma fille, ma fille chérie comme elle était avant. 

- Maman ! Ne l’écoute pas. Va-t-en, ne rentre pas, nous serions perdues toutes les deux. Nous nous retrouverons de l’autre côté des eaux bleues. Fais confiance au berger. Retourne vers moi, prends soin de moi, j’ai besoin de toi. Adieu.

La fenêtre se referme. Je tombe à genoux pleurant et gémissant, le berger près de moi, c’est lui qui me relève. Il me conduit sur le chemin, il me montre celui qui retourne vers la grande maison blanche. Ma fille m’attend, recroquevillée sur son petit lit.

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Le Faire est revelateur de l'etre


jean paul sartre

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